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Grands Papiers

Photo : Hannah Paton

GRANDS PAPIERS
AFFICHE ET ARCHITECTURE :
 UN STREET ART COLLECTIF ET FÉDÉRATEUR
Lancé comme une contribution à la réappropriation de l’espace public et au débat sur le réchauffement climatique, Grands Papiers a réfléchi, discuté, créé des images utopiques et s’est affiché sur les murs de Paris, d’Est Ensemble et de Plaine Commune, et il ne demande qu’à revenir

GRANDS PAPIERS

UN AFFICHAGE À GÉOMÉTRIE VARIABLE
Notre affichage mural s’inscrit dans un dessin qui rompt avec le format standard de la page de journal ou de l’affiche et subvertit le règne architectural de l’angle droit. Selon le lieu sur lequel il est placardé, et les choix des participants, il prend la forme d’un tracé figuratif simplifié, animal, bus, etc., d’une lettre ou d’un chiffre géant, ou encore d’un tracé abstrait, disque, triangle, explosion…
La forme d’ensemble n’est pas forcément d’un seul tenant et peut se désarticuler pour épouser la forme d’un bâtiment ou se répartir sur plusieurs façades, corps ici, tête là…
Son ampleur en fait une intervention à l’échelle de l’architecture urbaine, de la rue. L’installation de ses composantes, tirées sur des feuilles à grand format, peut s’étaler sur plusieurs jours pour que chaque ajout dessine d’un peu plus près la forme finale et fasse attendre, à la manière d’un feuilleton, la suite de son développement.

LES PARTICIPANTS
Les ateliers travaillent à partir des expériences des participants et leur apportent des propositions, des supports et les outils nécessaires pour réaliser collectivement les photographies, dessins, collages, cases de bande dessinée, calligrammes, ou éventuellement textes qui constituent le " grand papier ". Ceux qui accompagnent le projet depuis le début peuvent se familiariser avec les outils de PAO et avec la chaîne graphique jusqu’à l’impression incluse. D’autres n’arrivent qu’au moment où les éléments du collage sont disposés sur des cordelettes à l’aide de pinces à linge, créant une exposition temporaire qui n’est pas sans beauté et sans originalité, et n’interviennent que pour un moment privilégié et festif, celui du collage.

LES INTERVENANTS
Les intervenants appartiennent à plusieurs disciplines, dessinateur, photographe, maquettiste ou typographe, ils élaborent avec les participants le contenu des Grands Papiers, mais ils peuvent aussi produire librement, de leur côté, une œuvre originale, qui s’insère dans la forme d’ensemble, et valorise les créations des ateliers. Des iconographes comme, Kharbine Tapabor, des graphistes, des illustratrices et illustrateurs, dont Maïda Chavak, Cindy Cookie, Bernard Rastoin, Meescat ou Élia Evette ont déjà participé au projet.

TECHNIQUEMENT PARLANT
Grands Papiers est imprimé sur du papier et, en fonction de la pérennité désirée, de l’accord avec les propriétaires des murs d’exposition, appliqué avec une colle qui s’en va à l’eau, ou avec une colle plus forte puis recouvert d’un lavabilisateur.

LES EXPÉRIENCES
Après un n° 1 affiché à la friche Magenta de Pantin sur le thème " Chérir les arbres ", nous avons lancé le n° 2 à Aubervilliers chez les Frères Poussières, puis au square Stalingrad toujours à Aubervilliers sur un mur du théâtre de la Commune, et place de la République, à Paris pour l’arrivée du tour Alternatiba, les Grands Papiers sont revenus à la friche Magenta. Le thème " Transports sensibles " a été l’occasion d’imaginer collectivement les modes de transports d’un futur sans réchauffement climatique. Puis ils ont animé la rue des Cités d’une proposition utopique d’éducation avec l’association A2CPA, mobilisée pour la création d’un collège nouveau à Aubervilliers.

QUELQUES THÉMATIQUES DÉJÀ TRAITÉES OU ENVISAGÉES
Chérir les arbres
Quand d’autres nous pompent l’air et nous échauffent, ils nous oxygènent et nous ombragent. Comment ne pas les célébrer ?

Transports sensibles
Le mot " transports " désigne à la fois les moyens qui nous permettent de circuler quotidiennement, mais aussi les sentiments qui nous élèvent et nous tirent de nos habitudes. Ces deux sens peuvent-ils cohabiter ? Peut-on imaginer des manières de se déplacer plus poétiques, moins coûteuses en énergie fossile ?

Bestiaire et herbier urbains
Nous ne sommes pas les seuls habitants des villes : animaux familiers ou sauvages, mammifères et insectes, plantes et mousses parfois minuscules, arbres, cohabitent avec nous. Se souvenir de leur présence peut être fécond.

Nouveau zodiaque
Le ciel nocturne des villes ne laisse guère observer d’étoiles, pourtant, au-dessus de l’éclairage urbain et des enseignes brillantes, comètes, constellations et amas stellaires jouent un grand rôle dans notre imaginaire. La tradition veut que les astres permettent de prévoir l’avenir. Quel nouvel horoscope pour notre futur ?

Rumeur, tapage et musique
L’environnement sonore de la ville, parfois agressif, parfois familier, fait partie de notre quotidien. Est-il possible de porter un regard neuf sur les partitions qu’il joue ? Les onomatopées offrent en tout cas des ressources graphiques et typographiques intéressantes.

Nocturne en mineur
Que se passe-t-il dans les rues, dans les cours d’immeubles la nuit, quels sons y entend-on ? Quels moments de douceur ou de tourment s’y déroulent ?